Pourquoi ?
Après le retrait d’une dent, de grandes résorptions osseuses se produisent. Le volume qui était présent autour de la dent se réduit. Les plus grands changements s’effectuent durant les 3 premiers mois après l’avulsion. Ces modifications sont dépendantes de nombreux facteurs : l’état de la dent initiale, la présence d’infections, la complexité de l’extraction, la consommation de tabac, les caractéristiques génétiques de chaque individus…

Pour qu’un implant dentaire soit inséré dans de l’os de manière adéquate et durable, un volume osseux suffisant doit être présent. En cas de déficit osseux, nous pourrons alors avoir recours à la régénération osseuse guidée.

Quand ?
Cette augmentation osseuse pourra se réaliser soit dans le même temps chirurgical que la pose de l’implant soit au préalable de la pose de l’implant si le défaut est très important.

Comment ?
Le principe est de donner la capacité à votre organisme de recréer de l’os en lieu et place de la zone à traiter.
Plusieurs matériaux peuvent être utilisés :

Un substitut osseux : cet élément, en forme de granule, va servir d’échafaudage à vos cellules osseuses afin de reconstruire de l’os de qualité. Nous pourrons avoir recours à différents type d’os : de l’os Bovin (Bio-Oss®), d l’os humain (Biobank®) ou alors de l’os prélevé directement au niveau de la mâchoire (généralement au niveau de la mâchoire inférieur dans la zone de la dent de sagesse). Toutes ces éventualités seront discutées en fonction de chaque cas.

Une membrane : ce biomatériau permettra d’isoler votre gencive de l’os à régénérer. Il pourra être d’origine collagénique et animale (Creos®) ou synthétique (Cytoplast®).
Des moyens de fixations afin de stabiliser les deux éléments précédents et permettre une cicatrisation optimale.

Dans la majorité des cas un mélange est réalisé entre votre os et l’os d’origine bovine. Ce qui permet d’avoir une cicatrisation optimale et stable dans le temps.

Quelles suites opératoires ?
Les suites opératoires classique comportent un oedème qui peut durer 1 à 2 semaines, un hématome en regard du site de greffe ou de prélèvement. La douleur est maitrisée simplement par du paracétamol. Une infection secondaire peut nécessiter la dépose de l’ensemble des matériaux.

Temps de cicatrisation ?
Après réalisation de l’intervention un temps de cicatrisation de 6 à 9 mois devra être attendu afin de laisser le temps à l’organisme d’intégrer le substitut osseux et de positionner un cale osseux naturel et stable sur le site.